Compteur des fuites d'eau

 

 

 

Ce compteur indique le volume de pertes d'eau dans les réseaux d'eau potable dans le monde,
depuis votre connexion au site Altereo (voir source et calcul en bas de page)

 

Lors du 6ème Forum Mondial de l'Eau qui s'est tenu du 12 au 17 mars 2012 à Marseille, G2C environnement avait installé sur son stand un écran sur lequel le volume de fuites depuis le début du Forum était projeté en 5 langues.

LE CONTEXTE DES PERTES D’EAU DANS LES RESEAUX

 

Fin 2009, le JDD publiait un article portant sur les taux de fuites des réseaux d’eau potable en France, dénonçant au passage quelques mauvais élèves, notamment une grande ville du Sud dont près de 40% des eaux mises en distribution n’arrivent pas aux consommateurs.

Il s’agit là de cas extrêmes alors que le taux de fuite moyen au niveau national serait de l’ordre de 25%, représentant tout de même l’équivalent de 3 siècles de consommation en eau embouteillée des français (5,2 millions de m³/an). (Sur environ 6 milliards de m³ distribués, 1,5 milliards ne sont pas consommés).

 

Les chiffres au niveau mondial : 32,7 milliards sont perdus par les fuites, Ce volume équivaut au débit du Rhône ! 16 milliards correspondent à des consommations non facturées . La perte économique sur les fuites est estimée à plus de 8 milliards de US dollards (source World Bank 2006).

Dans de nombreux pays du monde, dont ceux qui souffrent régulièrement de pénurie en eau, le taux de pertes peut dépasser les 75% ! Dans ces mêmes pays, les projets les plus fous consistent à dépenser des sommes astronomiques pour mobiliser des ressources toujours plus loin, plus profond, voire pour dessaler l’eau de mer, alors que le premier gisement d’eau potable disponible se trouve déjà dans les tuyaux !

Dans tous les cas, l’état des canalisations est la raison principale. En France c’est l’insuffisance du renouvellement qui conduit à un vieillissement général des infrastructures.

Des ressources immenses pourraient donc être préservées pour peu que les acteurs de la gestion de l’eau convergent dans leurs actions : le législateur en poussant les collectivités ou les délégataires à renouveler plus et mieux, les collectivités en accordant plus d’attention à leurs infrastructures peu visibles, les bailleurs de fonds et les établissements financiers en aidant les collectivités à investir sur le long terme.

Sans une véritable politique de gestion patrimoniale, le retard pris en matière de renouvellement conduira inexorablement à une diminution des rendements de réseaux et à une accélération de l’augmentation du prix de l’eau.

 

EN FRANCE UNE NOUVELLE REGLEMENTATION

Depuis janvier 2012, un décret vient appliquer l’article 161 du Grenelle II, obligeant d’ici 2013 toutes le communes à faire l’inventaire de leur patrimoine d’eau et d’assainissement, publier la performance de leurs réseaux et programmer les travaux nécessaires pour atteindre les seuils définis par le décret.

http://www.environnement-online.com/presse/environnement/actualites/2744/eau/reseaux-d-eau-potable-un-plan-d-actions-pour-reduire-les-fuites

Au centre de cette problématique, il y a la connaissance des réseaux d’eau potable. Pour la France, ce patrimoine enterré représente plus de 140 milliards d’euros soit 80% des infrastructures d’eau (le reste étant constitué des stations de potabilisation, des stations de pompages et des réservoirs pour l’essentiel).

45% de ce patrimoine serait âgé de plus de 40 ans et on estime que moins de 1% de linéaire est renouvelé chaque année.

Or et c’est là le problème, non seulement les budgets consacrés au renouvellement sont dérisoires, mais en plus, celui-ci est fait la plupart du temps sans véritable stratégie et sans reposer sur une analyse rationnelle de l’état des ces réseaux.

Le groupe Altereo et en particulier sa filiale G2C environnementdéveloppe depuis plusieurs années des outils d’aide à la décision dans les domaines de l’eau potable et de l’assainissement pour les collectivités locales et leurs délégataires.

Les solutions proposées reposent sur les SIG (Systèmes d’informations géographiques) associés à des systèmes experts dont la finalité est l’établissement de programmes de renouvellement intelligents qui permettent de maîtriser les budgets et la performance à long terme.

Ces systèmes experts qui sont capables de désigner les conduites à remplacer en priorité pour atteindre une performance souhaitée, s’appuient sur une analyse multicritères (budget consacré, taux d’incidents, âge de la conduite, matériaux, …).

VOIR NOS SOLUTIONS

 

* Le volume des pertes physiques mondiales dans les réseaux d'eau potable a été estimé par la Banque Mondiale en 2006 à 32,7 milliards de m3 par an soit donc 1037m3 par seconde.

Le 28 mars 2012